La Maison de Bricourt, un moment délicieusement hors du temps

Rédigé par Philippe Chouraqui | Classé dans Gastronomie | le 04-11-2008

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Week-end gourmet en amoureux à Cancale, avec comme étape principale et totalement assumée, la Maison de Bricourt, le restaurant d’Olivier Roellinger.

Ma femme, qui eut la chance de participer au test de sa nouvelle carte il y a quelques années, tenait à m’y emmener, et chaque plat du menu dégustation est d’une grande finesse, à l’image du pigeonneau ci-contre.

La cuisine est franche, directe, modeste, pleine de saveurs, mettant en valeur les produits sans utiliser d’artifices, à l’image de l’endroit.

Comme souvent à ce niveau d’excellence, j’ai eu l’impression de découvrir certains aliments, pourtant bien connus. J’ai beaucoup apprécié sa cuisine, avec pour seuls bémols négligeables qu’il n’ait pas davantage utilisé les épices qu’il a ramenées de son tour du monde, et qu’il ne soit pas venu discuter aux différentes tables.

Un souvenir mémorable, délicieusement partagé.

Commentaires (6)

Je suis rassurée en voyant la photo de l’assiette !
10 plats comme celui là, on peut en venir au bout sans trop de peine.
En t’écoutant de prime abord j’imaginais 10 assiettes pleines, comme celles que je mange d’habitude…

Et dis moi, ça dure combien de temps un repas comme cela ?

Flo > Une éducation gastronomique s’impose… Dans les restaurants étoilés, tu ne cherches pas la quantité mais la délicatesse, l’originalité des saveurs.

La qualité des produits est telle que tu as l’impression de les découvrir, alors que tu les as déjà mangé cent fois.

Ces chefs sont tellement inventifs, tellement magiciens, que c’est à chaque bouchée une explosion de saveurs.

C’est davantage encore plus vrai chez Pierre Gagnaire, encore plus démonstratif chez Thierry Marx, mais même une cuisine aussi simple et directe que celle d’Olivier Roellinger en vient à être surprenante.

Un dîner dure au minimum 4 heures, mais crois moi, tu aurais envie qu’il ne s’arrête jamais !

Wahou ! C’est joliment bien dit !
Un peu comme dans l’assiette : des mets/mots que je connais mais qui assemblés de cette manière donnent envie.
C’est cela qu’il fallait comprendre ?

Ne t’inquiète pas, je sais savourer et tous mes repas ne se déroulent pas façon Obélix !
4 heures ?
Je pense que c’est trop long, quand même. Envie de se lever et de se dégourdir les papattes….

Hep tu as vu ? J’ai appris ça ce matin au saut du lit…

Il ferme en décembre définitivement. Trop de pression.
Tu as bien fait d’y aller une derniière fois.

Flo > Incroyable la chance que nous avons eu !
On s’en serait voulu de ne pas avoir eu la chance de dîner à sa table, et finalement, on va être parmi les derniers à dîner dans cette belle maison.

Cela dit, on retournera certainement manger chez lui, même sans ses étoiles.

Là, y’a du piston dans l’air…

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