Le Web a pris la place d’agitateur d’idées aux agences de pub offline
Rédigé par Philippe Chouraqui | Classé dans Actualité, Communication digitale, Nurun, Relation Client | le 15-02-2009
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Dans les années 90, l’un des critères de réussite d’une publicité télévisée était sa parodie humoristique. Les annonceurs avaient d’abord accueilli cette tendance avec méfiance, pour finalement constater que leur campagne était souvent mieux retenue par le public grâce à la parodie, sans pour autant que l’image de marque ne soit affectée.
On peut facilement imaginer que la volonté d’être parodié devait faire partie des briefs créatifs.
Aujourd’hui, à la télé, les parodies ont disparu. On observe parfois quelques annonceurs qui détournent, un rien ironique, la publicité de leur concurrent pour faire la leur, comme ci-dessous Chevrolet avec Citroën, mais cela reste anecdotique et il semblerait que nous soyons devenus très sérieux.
En 15 ans, le monde s’est considérablement crispé, au point de transformer les publicités télévisées très créatives, voire provocatrices, en publicités devenues très sages, consensuelles, esthétiques pour les plus audacieuses.
J’imagine mal une chaîne oser passer à l’antenne cette parodie des Nuls, encore moins qu’elle soit prise simplement avec humour comme ce fut le cas à l’époque, et sans une levée de bouclier dans les heures qui suivent sa diffusion :
La réussite d’une campagne aujourd’hui se mesure comme avant au nombre de personnes ayant été exposées et à l’impact notoriété ou business, mais aussi, grâce à Internet, au bruit généré autour de la marque et aux interactions entre la marque et la cible. Et c’est certainement là, l’une des grandes forces d’internet pour les marques : interagir avec ses cibles, créer une relation de proximité immédiate et pérenne.
