CauseWorld : le scan qui vous rend généreux avec l’argent des autres

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Bonnes idées, C'est tout nouveau, Communication digitale, Mobilité, Relation Client | Posted on 17-05-2010

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Pour faire suite au post sur La révolution digitale au point de vente a commencé. En faites vous partie ?, traitant du rôle fondamental que vont rapidement jouer les codes barres dans la relation client grâce à la mobilité, l’initiative de CauseWorld.com est très intéressante pour motiver toutes les parties.

Le fonctionnement est très simple et illustré dans la vidéo ci-dessous :

  1. Vous téléchargez l’application iPhone grâce à laquelle vous pourrez scanner des codes barres.
  2. Chaque Scan vous apportera des Karma Points.
  3. Vous choisissez l’association caritative à laquelle verser vos Karma Points, transformer en véritable argent par la société des produits scannés.

Ce système est d’autant plus pertinent qu’il repose sur un triple besoin actuel des consommateurs : être mieux informés, donner du sens à leurs actions, être valoriser au sein de leurs réseaux.

En 4 mois, des sociétés telles que Procter & Gamble, Kraft Foods, CitiBank, … ont rejoint les partenaires, l’application a été téléchargée plus de 500 000 fois et plus de 200 000$ de dons sont reversés chaque mois aux différentes associations du programme.

Afin d’affiner le comportement naissant des consommateurs, plusieurs tests ont été menés pour évaluer leur réaction face à des incentives : doublement du nombre de Karma Points pour un scan sur un produit déterminé, apparition d’un coupon de réduction sur tel autre produit,… A chaque fois, le nombre de scans a été multiplié par 4, et les coupons utilisés pour un achat le jour même par 10% des consommateurs.

La reconnaissance auprès des siens est favorisée par un partage de tous nos dons sur Facebook. Une preuve supplémentaire que Facebook devient de plus en plus l’interconnection indispensable à toutes nos actions sur le Web.

MaToyota ne m’écoute pas !

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Communication digitale, Relation Client | Posted on 11-05-2010

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Vous avez certainement vu à la télé la publicité de Toyota, présentant l’implication de chaque salarié de Toyota dans la construction de votre voiture, comme s’il s’agissait de la sienne.

Cette campagne est relayée sur internet avec la rubrique Mytoyota, intégrée au site de la marque. On y découvre les mêmes personnages de la campagne, avec des vidéos de qualité.

Le problème de cette initiative est précisément qu’il ne s’agit de rien d’autre qu’une campagne de communication. Aucune interaction avec l’internaute ou le client n’est proposée. Je suis sur le site de ma toyota mais je n’ai pas le droit de m’exprimer ou de poser une question. Étonnant.

Je considère également que dans une logique de reconquête de la confiance des consommateurs, il est très maladroit de placer un module de vente sur la home de cette rubrique. L’objet est ici d’entrer en relation ou de renouer avec elle, la proposition d’achat interviendra… mais pas au premier contact.

Internet est un formidable outil pour créer une relation personnelle avec les prospects et clients, mais aussi pour reconstruire positivement son image de marque. Dell en est un remarquable exemple avec sa plateforme Ideastorm, mais également la RATP (Vous et la RATP ). Mais toutes les initiatives couronnées de succès l’ont été sur la base d’une écoute et d’un échange avec les internautes, en aucun cas sur une communication à sens unique.

Je suis convaincu qu’un dialogue, peut-être brutal, mais surtout constructif s’instaurerait entre Toyota et ses clients. Mais à simplement entendre la responsable de la chaîne de production dire qu’elle a le pouvoir d’arrêter la chaîne si elle observe une anomalie, j’ai juste envie de lui dire “Mais que faisiez-vous pendant que toutes ces voitures sortaient avec des problèmes ?”.

e-commerce : Bruxelles redonne le pouvoir aux marques

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Actualité, Communication digitale, Relation Client | Posted on 02-05-2010

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Les e-commerçants concèdent au secteur du Luxe la volonté de maîtriser son réseau de distribution afin de s’assurer de l’exceptionnelle qualité de l’expérience client.

Cependant, les nouveaux règlements de Bruxelles relatifs à la distribution sélective soucient la Fevad (Fédération Française du e-commerce et de la vente à distance) ainsi que les principaux e-commerçants pure-players dans la mesure où les conséquences peuvent maintenant affecter les produits grands publics (électroniques, électroménagers, jouets, …).

Aujourd’hui les grossistes voient dans les pure-players une occasion d’augmenter leur chiffre d’affaires, et les pure-players dans les grossistes la possibilité de proposer une gamme très étendue à leurs clients. Avec ce nouveau règlement européen, les fabricants auront le pouvoir de sanctionner les grossistes livrant les e-commerçants jugés indésirables, avec l’effet que vous imaginez sur les approvisionnements.

Si les fabricants aiment les e-commerçants pour se débarrasser des surplus, ils n’apprécient que moyennement de voir leurs produits bradés dès leur sortie. Si l’on prend l’exemple de la télé 3D à venir, les fabricants préfèreraient sélectionner leurs distributeurs afin de s’assurer d’une qualité de service (démonstration) et d’une tenue des prix.

Pour le consommateur, l’enjeu est de taille. Internet a permis de bouger les lignes de la concurrence et de faire baisser les prix. Il est évident qu’une distribution sélective rigoureuse inversera cette tendance, au moment même où les ventes online de ces produits sont en constante augmentation.

Pour les marques, l’enjeu est également de taille. Les consommateurs ont de moins en moins confiance dans le discours des marques, et ont pris l’habitude, non seulement de donner leurs avis sur les produits, mais également de revendiquer. Le récent cas Nestlé – Kit Kat, initié par Greenpeace, a démontré la puissance des internautes lorsqu’ils estiment que la liberté d’expression sur internet est attaquée.

La volonté de contrôler la distribution sur Internet pour punir les sites qui proposent les meilleures offres risquent de provoquer une belle levée de bouclier des consommateurs réclamant de l’écoute, de la transparence (avis de consommateurs, information produits), mais aussi des achats pratiques (rapide, sans déplacement, possible à tout moment) et bon marché.

Les fabricants peuvent essayer de contrôler les e-commerçants (même si c’est oublier qu’internet est mondial, bien au-delà des frontières européennes, et que les solutions de contournement existeront toujours), les consommateurs chercheront d’autant plus les informations sur le Net. L ‘enjeu digital actuel pour les marques sera renforcé et largement compliqué : créer une relation avec les clients et prospects, interagir avec eux et optimiser leur présence aux points de besoins des internautes.

Il est nettement préférable à tout règlement rigoureux que l’ensemble des acteurs (fabricants, grossistes, pure players, consommateurs) s’accordent sur la démarche.

Ci-dessous, la lettre des acteurs du e-commerce européen écrite à Joaquin Almunia, vice-président de la commission à Bruxelles :

Monsieur le Vice-président,

Le secteur du e-commerce est un moteur essentiel de croissance et d’emploi pour l’économie européenne. Plus de 300 millions d’utilisateurs d’internet au sein de l’Union européenne tirent profit de la concurrence et du choix accrus que le commerce électronique permet. Les acteurs du e-commerce, parmi lesquels des centaines de milliers de petites et moyennes entreprises (PME) européennes, réalisent des investissements massifs pour répondre à la demande des clients portant sur une large gamme de biens et de services, et pour ainsi offrir aux consommateurs une expérience du commerce de détail qui soit pratique, centrée sur les clients, de grande qualité et différenciée.

Les sociétés signataires de ce courrier se sont engagées à créer un véritable Marché Unique Numérique (Digital Single Market) qui profite aux citoyens européens dans le cadre d’une économie en plein essor, placée sous le signe de l’innovation et de la durabilité. Néanmoins, nous craignons que le potentiel du Marché Unique Numérique soit compromis par les propositions de modifications législatives en cours de discussion en Europe. Les consommateurs européens et l’économie européenne risquent d’y perdre beaucoup. Et il semble bien que nos craintes soient partagées par les consommateurs et les associations de consommateurs européens.

Nous nous accordons à penser que la révision des règles de l’UE en matière d’accords verticaux, et en particulier les propositions de modification des lignes directrices relatives à la distribution sélective, sont peu pertinentes et desserviront la cause des consommateurs dans leur ensemble. En effet, si le débat a essentiellement porté sur les relations entre acteurs du commerce électronique et du luxe, notre principale inquiétude concerne en réalité l’impact de la nouvelle réglementation sur les biens de consommation courante.

Aussi, sollicitons-nous votre intervention afin que le projet de réglementation soit modifié et que toute forme de discrimination entre le commerce en ligne et le commerce traditionnel soit écartée. A nos yeux, trois points du projet de réglementation méritent en particulier d’être réexaminés:

1. Les dispositions visant à permettre au fabricant « d’exiger de ses distributeurs de disposer d’une boutique ou d’un showroom « en dur » avant de s’engager dans la distribution en ligne » sont préjudiciables à la concurrence et au consommateur ; elles placeront les détaillants et les plates-formes internet dans une situation concurrentielle désavantageuse vis-à-vis de leurs concurrents du commerce traditionnel. De récentes études montrent que l’argument du “free-riding” pour justifier de telles dispositions est dépassé. Nous demandons la suppression de cette disposition et que la réglementation demeure neutre quant au modèle commercial, laissant aux consommateurs le choix de leur lieu et mode d’achat.

2. Depuis quelques mois, en s’appuyant explicitement sur le projet de réglementation de la Commission, des fabricants de biens de consommation courante (par exemple dans le secteurs des jouets, des montres, de l’électronique grand public et des appareils ménagers) tendent à recourir à la distribution sélective pour commercialiser des produits qui, à l’origine, n’avaient pas vocation à être régis par les règles de distribution sélective. Nous pensons que leur principale motivation est de restreindre la disponibilité desdits produits via le commerce électronique et par conséquent de maintenir des prix élevés au détriment du consommateur final. Nous demandons par conséquent que la réglementation s’accompagne d’une présomption d’illicéité en cas d’extension de la distribution sélective à des produits qui n’étaient pas précédemment distribués selon des règles de distribution sélective. La nouvelle réglementation devrait également préciser que le recours à la distribution sélective est réservé à des produits qui requièrent, de manière objective, la mise en oeuvre de ces accords de distribution restrictifs.

3. Les PME bénéficient des investissements que nos sociétés effectuent dans des plates-formes et les places de marchés. Les plates-formes permettent aux PME d’accéder à un réseau de distribution extrêmement compétitif afin d’atteindre de nouveaux clients et de pénétrer de nouveaux segments géographiques. Elles leur permettent également de se positionner très rapidement et de manière rentable en concentrant leurs efforts sur leur coeur de métier, et de bénéficier de l’investissement et de l’expertise des plates-formes et places de marché dans des secteurs tels que les systèmes de paiement sécurisés, le marketing et la logistique. Nous demandons par conséquent à la Commission de faire en sorte que les plates-formes ne soient pas désavantagées par rapport aux autres réseaux de distribution et que la nouvelle réglementation ne compromette pas la capacité de commerces légitimes à vendre en ligne.

Nonobstant ce qui précède, nous reconnaissons que les fabricantsdoivent rester libres de choisir leurs distributeurs sur la base de critères objectifs, non-discriminatoires et transparents. Toutefois, le recours à la mise en place d’un réseau de distribution sélective devrait être limité aux situations où ce réseau apporte un réel bénéfice aux consommateurs. Toute nouvelle réglementation devrait reconnaître que la vente au détail par internet a évolué vers un environnement varié, riche en informations et de grande qualité, comparable et à bien des égards supérieur à celui de la vente au détail traditionnelle. La capacité des consommateurs de recourir à un mode d’achat qui réponde le mieux à leurs besoins particuliers et celle des détaillants d’y répondre constituent, à nos yeux, un moteur essentiel des marchés concurrentiels.

Nous vous prions de soutenir ces changements essentiels au projet de réglementation concernant les contraintes verticales. La nouvelle réglementation ne doit pas compromettre la croissance du secteur de l’e-commerce dans l’Union européenne et les consommateurs européens doivent pouvoir bénéficier des avantages en termes de concurrence et de choix associés au e-commerce.

Confiants dans l’intérêt que vous portez à notre démarche, nous vous prions, Monsieur le Vice-président, d’agréer l’expression de nos sincères salutations.

Greg Greeley, Vice-président, Europe, Amazon EU Sarl
Jean-Emile Rosenblum, Co-fondateur, Vice-président, Pixmania
Pierre Kosciusko-Morizet, Fondateur, Président Directeur-Général, Price Minister
Gauthier Picquart Co-fondateur, Président Directeur-Général, Rueducommerce
Yohan Ruso, Directeur-Général, eBay France
Denis Terrien , Directeur-Général, 3 Suisse International

Copies : Président Barroso, Commissaires Kroes, Barnier, Dalli, Tajani

La révolution digitale au point de vente a commencé. En faites vous partie ?

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Bonnes idées, C'est tout nouveau, Communication digitale | Posted on 28-04-2010

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En 2007, deux jeunes entrepreneurs me présentaient leur concept qui permettait aux consommateurs d’avoir des informations complémentaires sur le produit en scannant le code barre à l’aide d’un appareil prêté pour l’occasion par l’enseigne. Cette dernière avait elle la possibilité de pousser des promotions plus ciblées.

Avec le développement du web communautaire et de la mobilité grâce aux smartphones, cette idée prend toute sa pertinence aujourd’hui et renforce le pouvoir des consommateurs sur les marques. Il est déjà possible de scanner un code barre avec son iPhone et d’obtenir des évaluations écologiques via le site Goodguide, ou d’enrichir le code barre de contenus grâce à Stickybits. L’intérêt du code barre est qu’il est unique, je suis donc certain que les informations associées concernent bien le produit qui m’intéresse.

La grande innovation de cette technologie est qu’elle intervient au moment même de la décision d’achat, avec le produit en main, soit au moment où la décision se prend.

A l’heure actuelle, le contenu des sites mentionnés précédemment provient exclusivement des internautes. Il me semble essentiel que les marques investissent rapidement ce territoire.

En tant que consommateur, je serai intéressé par :

  • des informations complémentaires données par la marque (composition, allergènes, mode d’emploi, vidéos de démonstration, impact environnemental, …)
  • des avis utilisateurs (provenant du site de marque, mais également d’autres sites plus généralistes et neutres tels que 50 millions de consommateurs).
  • le meilleur prix (puis-je le trouver moins cher ailleurs ? dans un environnement proche ?)

Les marques ont tout intérêt à anticiper ce mouvement en proposant un contenu adapté à ces attentes (concis, précis, pratique et objectif), mais aussi en s’intéressant au référencement de ces codes barres (SEO, dépôt de noms de domaines, …), car il y a fort à parier que prochainement les consommateurs chercheront à en savoir plus en utilisant le code barre dans les moteurs de recherche, au lieu du nom du produit ou de sa référence. Les produits leur appartiennent, il doit en être de même pour leur code barre.

Chez Nurun, nous avons développons déjà des applications en ce sens. Je vous invite à me contacter par email pour toute précision complémentaire et envisager comment cette très belle opportunité peut s’inscrire dans votre stratégie digitale, ainsi qu’à découvrir la présentation ci-dessous illustrant notre vision :

iPad : opportunités et menaces pour la presse écrite

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Communication digitale, Humeur | Posted on 22-03-2010

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L’iPad et autres tablettes vont de manière certaine révolutionner notre rapport aux médias, en les rendant toujours accessibles et en les intégrant dans notre quotidien.

A moins d’être très motivés, il est quasiment impossible de lire un magazine sur un smartphone, et pas vraiment pratique de le faire sur un ordinateur. Le format des tablettes semble s’y prêter nettement plus.

Ce format est certainement la plus belle opportunité et la plus grande menace des tablettes pour les médias.

Menace car il leur offre la possibilité d’être paresseux, d’entretenir leur tendance à refuser de réformer un système qui a longtemps parfaitement fonctionné, mais qui est aujourd’hui totalement démodé. Si les médias imaginent que les lecteurs vont consommer l’information sur ces nouveaux formats comme ils le font actuellement sur le papier, et donc se contenter de faire un copier-coller du print, l’industrie court à sa perte.

Une superbe opportunité si une réflexion sur de nouveaux contenus est menée. Ce nouveau modèle passera nécessairement par un mélange de l’écrit et de l’image (essentiellement vidéo). Reste à déterminer le bon dosage et la bonne utilisation (illustration des propos, enrichissement, … ?).

Les grands vainqueurs de cette révolution seront ceux qui parviendront à capter l’attention de leur lecteurs le plus longtemps possible, au delà de la moyenne actuelle d’une heure… et donc de les surprendre.

Côté publicitaire, les possibilités offertes par l’iPad risquent de nous rendre de nouveaux accros à la pub. Elles vont redevenir spectaculaires, innovantes, et regardées, contrairement aux bannières actuelles… et donc sources de revenus pour les médias.

Mais pour que les publicités soient vues, il faut que les lecteurs lisent les magazines. Car après tout, pourquoi irais-je payer quelques euros un magazine qui m’offre un contenu que je peux trouver n’importe où sur le web ? Surtout que les tablettes intègrent également un navigateur internet.

Parce que je suis fainéant et que je n’ai pas le temps. Steve Jobs a prouvé qu’une solution d’achat rapide et simple pouvait amener les gens à acheter de la musique. Il en sera de même pour les magazines si je mets moins de temps à acheter qu’à pirater.

Les applications représentent une autre opportunité à saisir. Plus de la moitié des 75 millions de possesseurs d’iPhone achètent au minimum une application par mois pour enrichir le superbe device dans lequel ils ont investi. Il en sera certainement de même avec l’iPad, que son possesseur adorera et qu’il voudra personnaliser, faire évoluer.

En résumé, les tablettes sont un cadeau tombé du ciel pour tous les groupes de médias pourvu qu’ils adaptent leur contenu aux nouveaux usages de consommation de l’information et exploitent pleinement les nouvelles possibilités techniques.

Sites : peu de contenus est parfois la solution

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Communication digitale, Sites à découvrir | Posted on 18-03-2010

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Pour sensibiliser, les images sont souvent bien plus porteuses que le texte.

Je parle bien de sensibiliser, non de jouer dans le mélo, et cette campagne en faveur du don de sang de cordon y parvient parfaitement. Un prélèvement indolore, sans risque, qui permet de soigner des cancers du sang.

Le site dédié a la particularité de présenter très simplement un contenu très dense.

Une homepage qui laisse une très large place à une vidéo immersive qui donne le ton et le message principal de manière très esthétique, honnête et limpide.

Pour le reste du site, le choix s’est porté vers des pages légères, avec chacune un contenu limité, et, par conséquent, une arborescence très détaillée. Une autre possibilité aurait été de limiter les rubriques et proposer des longues pages traitant d’un sujet de manière plus complète, avec des liens transverses.

Je pense que le choix vers la légèreté est le bon. Les internautes ont tendance à lire peu, a fortiori lorsque le sujet est lourd et émotionnellement impliquant. Les pages du site ainsi construites nécessitent peu d”effort de la part de l’internaute, qui est ainsi rapidement sensibiliser et davantage enclin à naviguer sur d’autres pages.

Quelle médiatisation ? L’agence V et la Fondation Générale de Santé ont fait le choix de se focaliser sur le site et les maternité (affiches, vidéos). Un dispositif plus large permettrait certainement une diffusion plus importante et efficace de l’information :

  • Implication des personnes donnant des cours de préparation à l’accouchement.
  • Dispositif digital :
    • 2 groupes Facebook existent, une mutualisation des efforts serait pertinente. Cependant, Facebook est un endroit où les internautes échangent sur des sujets légers, et je ne suis pas certain que ce soit la meilleure plateforme pour cette problématique.
    • Diffuser la vidéo sur les sites traitant de la maternité, mais aussi de recherche de nounous ou de mode pour bébé.
    • Créer un débat, relayé sur le site, entre influenceurs sur le don d’organe et la maternité, en permettant à leurs lecteurs (trices) de poser leurs questions via twitter.

Le site est une réussite, mais le plus important pour diffuser massivement cette information est de l’exporter et d’aller sur les lieux d’échanges, de recherche d’informations des femmes enceintes. En fait, je me demande même si un site était nécessaire. Cette très belle campagne, diffusée massivement aux endroits clés et comportant un message invitant à en parler à son médecin ou sa sage femme me semblerait encore plus efficace.

Grand Optical : analyse du lien entre le site internet et les magasins

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Communication digitale, Relation Client | Posted on 14-03-2010

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Le nouveau site internet de Grand Optical est annoncé comme ayant été développé pour préparer la visite en magasin et créer une proximité avec les consommateurs.

Dans ce contexte, je m’interroge sur plusieurs éléments de la homepage, dont j’apprécie le design déstructuré :

  • Où sont les outils ?
    Les mises en avant concernent des promotions et des produits. Je n’ai pas trouvé d’explications sur l’outil préparatoire de visite en magasin, ni les liens de proximité si ce n’est le book, exclusivement disponible sur le site et sans possibilité de partager les contenus.
  • Qui veut partager une home ?
    Les liens Facebook et Twitter ne renvoient pas vers une page Grand Optical mais sont une invitation à partager le lien de la homepage sur ces réseaux. Les internautes souhaitent partager un contenu ou un service, mais je serais étonné qu’ils le fassent pour une url de homepage.
    Dommage qu’il ne soit pas possible de partager le choix d’une monture, d’un verre ou toute ma sélection. Aucun contenu n’est exportable.

Le site présente une rubrique intéressante, celle des verres, permettant de visualiser les effets des différents traitements (anti reflets, teintes, ..) possibles sur une vision de notre vie quotidienne. Excellente idée pratique et pédagogique.
Cela m’a donné l’idée de pousser le concept jusqu’au bout avec un simulateur des corrections optiques (si la technique le permet). En rentrant les corrections indiquées sur l’ordonnance de l’ophtalmologiste, la visibilité du site s’adapte en conséquence. La netteté n’est alors possible que si on enlève ses lunettes.

Comment optimiser la préparation de la visite en magasin ?

  • Un compte accessible : le site permet de sélectionner des montures et des verres, qu’il faudra ensuite imprimer pour faciliter le choix en magasin. Il me semblerait plus efficace, et plus écologique, de m’inviter à créer un compte, que je pourrai consulter en magasin devant le vendeur.
    D’autre part, un compte permettrait à Grand Optical d’envoyer des newsletters personnalisées (promotions et services) selon les produits sélectionnés.
  • Une réservation pendant 24h : Le magasin s’engage à me réserver les modèles sélectionnés en ligne pendant 24h. Je suis ainsi assuré de trouver le modèle qui m’intéresse.
  • Une personnalisation des magasins : Mettre en avant une personne du magasin (photo, coordonnées), accessible par téléphone, qui pourra répondre à des questions et créer un premier lien avec le client / prospect.
  • Réalité augmentée en ligne : Grand Optical a innové avec le concept des montures en une heure, les montages visibles par tous et de grands espaces. L’innovation pourrait se poursuivre en ligne avec un concept de réalité augmentée me permettant d’essayer les montures sur mon visage via ma webcam. Cette fonctionnalité optimiserait la sélection de modèle, ainsi que la visite en magasin si une monture me plaît vraiment.

Je ne suis pas allé dans un magasin, mais pour que le concept fonctionne, il est important que le lien entre le site et le magasin existe dans les deux sens. En magasin, une PLV, un livret de services donnés à chaque client / prospect, le discours des vendeurs doivent inciter à se rendre sur le site. Le site deviendra alors également un outil de fidélisation.

Connaissez-vous le shopping neutre ?

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Bonnes idées, Communication digitale, Relation Client | Posted on 04-03-2010

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Avec 15 millions de membres, aux profils sociologiques très variés, eBay.fr peut naturellement revendiquer le statut d’observatoire des tendances de consommation pour tous ceux qui sont à la recherche de bonnes affaires. Autant dire, la très grande majorité de la population française.

Après avoir facilité l’achat d’occasion, permettant aux acheteurs de réaliser des économies, eBay met aujourd’hui en évidence un nouveau mode de consommation : le shopping neutre, qui consiste à vendre des produits avant d’en acheter pour la même somme.

En 2009, 15 000 utilisateurs du site français ont ainsi vendu et acheté 52 objets pour un montant de 1 532 €, les vêtements et accessoires étant les produits les plus prisés lors de ces transactions.

Parfaitement inscrit dans son modèle économique (voire doublement !)eBay a décidé de promouvoir ce nouveau mode de consommation avec un dispositif malin, baptisé Wardrobe Commando, et répondant à plusieurs attentes actuelles des consommateurs.

eBay.fr a fait appel à 7 blogueuses influentes de la mode, chargées chacune de conseiller et d’aider une de leur lectrice à renouveler sa garde robe, en mettant en vente certains vêtements pour se constituer un budget, immédiatement réutilisé pour acquérir les must-have de cette saison.

Cette conversion au shopping neutre sera filmée, photographiée, et relayée sur une page Facebook dédiée, afin que le public puisse voter pour son duo préféré, puis sur les blogs.

eBay est ainsi en parfaite cohérence avec les demandes des consommateurs actuels, en leur apportant :

  • de l’empathie, en se mettant à leur place, en comprenant leurs contraintes actuelles (essentiellement budgétaires) et en leur apportant une réponse concrète, nouvelle, facilement applicable.
  • de la transparence, en relayant l’information au fil de l’eau et en ouvrant aux commentaires.
  • de l’authenticité, en ne présentant pas des égéries, mais des gens de la rue.
  • de la proximité, en se rendant chez les gens, en rentrant dans leur intimité et en impliquant tous les autres internautes via les votes.

Le concept est fort : ce n’est pas vous qui venez chez eBay, mais l’énorme multinationale qui vient chez vous partager un moment de complicité, vous rendre service, vous faire plaisir et vous offrir votre heure de gloire. Et grâce à vous, va rendre service à beaucoup d’autres personnes.

La résussite annoncée de cette campagne repose sur la cohérence entre une promesse inscrite dans l’ADN de la marque, répondant à un réel besoin des utilisateurs et relayée par un mode de consommation de l’information moderne et adapté. Une très belle conception, il nous reste à suivre l’exécution.

Brandalley.fr investit massivement en télé : est-ce vraiment pertinent ?

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Communication digitale, Relation Client | Posted on 28-02-2010

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Dans le dernier numéro de Challenges, une brève précise que Brandalley.fr investit 100 000€ par mois pour 6 secondes de parrainage de l’émission Combien ça coûte ? sur TF1. J’ai d’abord cru mal lire ces quelques lignes, et si ce n’est pas une coquille, je ne comprends pas la démarche pour un pure-player.

De toute évidence, avec 6 secondes d’apparition, seules la visibilité et la notoriété sont les objectifs de cette campagne. Avec un format aussi court, il va falloir viser juste, et la télévision demandant de la répétition, l’investissement ne peut que s’envisager sur plusieurs mois… soit un montant de plusieurs centaines de milliers d’euros.

Certes, l’augmentation de trafic sur le site peut être importante, et on peut miser sur la fidélisation de cette nouvelle clientèle, mais l’effet de recrutement s’arrêtera avec la campagne.

La publicité à la télévision touche une cible importante mais non qualifiée, inscrit le prospect / client dans une démarche passive et est difficilement mesurable. On peut estimer que l’augmentation des accès directs, ou via les moteurs par le nom de marque, est le fait de la campagne télé, mais les leviers d’optimisations restent très faibles (durée du spot, répétition, nouvel horaire) et coûteux.

Je considère qu’investir 100 000€ par mois online serait bien plus efficace, mesurable et optimisable.

PLUS EFFICACE

Non seulement les actions menées assurerait une plus grande visibilité de manière pérenne (dans les moteurs, blogs, …), ciblée, mais surtout elles permettraient d’engager une véritable interaction, un dialogue avec les prospects / clients. Créer et entretenir une relation personnalisée inscrira la marque dans la durée et démultipliera les opportunités de recrutement grâce aux “ambassadeurs” qui ne manqueront de naître.

Le plus important pour un site internet est d’être présent aux points de besoins des clients / prospects. Pour cela, la première démarche consisterait à définir l’écosystème digital dans lequel s’inscrit le site : quelles sont toutes les portes d’entrées potentielles vers mon site, sur quelles pages et avec quelle influence sur les ventes ou la visibilité.

On pourrait envisager les actions ci-dessous, correspondant à chacun de ces points de besoins (à définir) et à mettre en cohérence avec la stratégie de communication (à définir) :

  • Social Média :
    • Prise de parole avec échanges via un blog, des contenus spécialisés,… Actuellement, le blog est à sens unique (marque->client), n’a clairement qu’un objectif commercial… et pas de commentaires, pas de relation avec les internautes.
      Une idée : faire intervenir les clientes, les mettre en scène avec leurs derniers achats, parler de la mode au sens large, mais aussi de culture. A titre d’exemple, l’excellent blog de Comptoir des Cotonniers.
    • Plateformes communautaires : la page Facebook ne parle que de promotions, tout comme la page twitter (26 followers pour des dizaines de milliers de clientes!).
      Une idée :  Insérer des vidéos de la vie de l’entreprise (backstage, réception des dernières pièces, …), des interviews (personnalités de la mode, clientes donnant des conseils de mode, …), des news, … dans la page Facebook. Lui donner une vie avec une ligne et une animation éditoriale singulière. Développer son réseau de followers sur twitter, excellent relais des promotions (ROI) et autres infos insolites (visibilité).
    • RP alternatives : définir une cartographie des influenceurs (connus ou non) et créer une relation long terme avec ceux sélectionnés pour qu’ils relaient l’information sur la marque : animation, informations, contenus, promotions spécifiques.
    • Mise en place d’une webTV pour s’adapter au nouveau mode de consommation de l’information par la vidéo, mais aussi pour prendre la parole sur la vision de la mode par Brandalley.
  • Campagnes ciblées :
    • Re-messaging et targetting behaviour pour ne proposer des bannières qu’aux clients / prospects intéressés par vos produits.
    • et bien sûr optimisations constantes SEO et SEM.
  • Relation client :
    • Mettre en place un programme “ambassadeurs” pour les clients les plus fidèles et désirant communiquer sur la marque. Certains clients veulent agir et répandre la bonne parole, donnons en leur les moyens.
  • Mise en scène de ventes exceptionnelles sur des mini-sites graphiquement très soignés.

MESURABLE et OPTIMISABLE
Les actions sur internet fournissent des statistiques complètes de chaque action et permettent de démultiplier leur efficacité en les rendant complémentaires les unes envers les autres : le SEO avec le SEM, le Social Media avec les mini-sites et le SEO,…

Toutes les informations recueillies permettront de savoir ajuster les leviers d’optimisations en fonction de la saison, de l’action, de l’objectif : plus ou moins de Social Media, plutôt Facebook que le blog, plus ou moins de SEM, plutôt telle rédaction d’annonce que celle là, etc…
Les actions seront non seulement ciblées, mais parfaitement adaptées à la cible et l’objectif, qu’il soit commercial ou, tout aussi important, l’entretien d’une relation personnalisée avec ses clients, les valorisant et leur permettre de s’exprimer.

Les consommateurs actuels sont demandeurs d’empathie, de considération et de possibilité d’expression. Ils souhaitent pouvoir donner leur avis, mais aussi participer au développement de leur marque préférée. Autant de réponses que ne peut apporter un spot télé, mais qu’internet pourrait leur offrir, pour un coût totalement optimisé pour l’annonceur.

Facebook : les marques adoptent la fan attitude

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Communication digitale, Relation Client | Posted on 21-02-2010

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Facebook vient de fêter ses 6 ans, et on observe depuis peu une réelle évolution de son utilisation par les marques.

On comprend mieux l’engouement des marques pour Facebook en lisant qu’un tiers des 15 millions d’utilisateurs français se sont déclarés fan d’au moins une d’entre elles et que 64% de ces fans se disent prêts à la recommander à leurs amis (contre 24% pour l’ensemble des consommateurs).

Pendant longtemps, c’était une simple course aux nombre de fans, qui ne revêt en soi que peu d’intérêt. Facebook ne doit pas être uniquement le relai d’une information communiquée ailleurs, mais s’intégrer dans la stratégie de communication de la marque en utilisant les spécificités de l’outil Facebook : un réseau qui permet d’interagir avec ses proches.

Les marques ont donc tout intérêt à envisager l’utilisation de Facebook comme une possibilité de créer un nouveau mode de relation avec ses clients et prospects, en allant bien au-delà des propositions commerciales pour écouter ses fans et recruter leurs futurs ambassadeurs.

Une cible spécifique

Devenir fan est un signe d’attachement affectif à la marque, mais c’est bien moins engageant que de créer un compte sur le site internet de la marque. D’autre part, les fans ont besoin de s’exprimer, de commenter, de partager. En observant les échanges, une marque comprendra mieux les comportements et attentes de leurs clients, et pourra même identifier les personnes les plus actives, et leur proposer de devenir ambassadeur de marque pour recruter de nouveaux prospects.

En conséquence, Facebook permet non seulement d’entrer en relation avec une cible, intéressée par la marque, qui ne se serait pas engagée avec elle autrement, mais aussi de bénéficier d’un laboratoire d’étude et d’une base de données à moindre coût.

Un contenu spécifique

Les différentes tentatives de mise en place de publicité ciblée sur Facebook ont provoqué des levées de boucliers des utilisateurs, qui n’envisagent pas une utilisation mercantile de leur joujou. Il serait donc une erreur pour une marque de ne communiquer que sur des promotions, même si elles sont exclusives.

Adidas en profite pour donner en avant première des nouvelles du footballeur Lionel Messi, Louis Vuitton a diffusé son défilé Printemps-Eté 2010 en live, … Il est primordial de définir une ligne éditorial et des contenus propres à Facebook.

Facebook permet de créer une autre forme de relation avec les consommateurs et prospects, plus affective, en leur proposant de revendiquer leur appartenance à une communauté. Il convient de définir et de dépasser les attentes de ses cibles pour créer des contenus, commerciaux et autres, générant l’engouement attendu.

Toyota : quelle communication pour revenir dans la bonne trajectoire ?

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Communication digitale, Relation Client | Posted on 16-02-2010

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Le Toyota Production System, fondé sur le zéro défaut et le juste à temps, fait école et référence depuis longtemps et lui permet de bénéficier jusqu’alors d’une excellente réputation sur la qualité et la fiabilité de ses produits.

C’est tout cet avantage concurrentiel qui est aujourd’hui menacé. Après plusieurs incidents dus à des problèmes de fabrication (notamment les pédales d’accélérateur bloquées) et des rappels successifs de voitures, Toyota traverse la plus grave crise de confiance de son histoire.

Les concurrents profitent de cet affaiblissement pour être très agressifs en allant, à l’image de GM, jusqu’à proposer des promotions à tous ceux qui échangent leur Toyota. L’image du constructeur nippon était tellement parfaite, que les attaques sont d’autant plus violentes.

Après avoir nié l’évidence auprès des consommateurs, la réponse actuelle de Toyota se résume à proposer de multiples promotions ou à envisager d’étendre la période de garantie à 10 ans. Il est nécessaire d’afficher la confiance en ses produits, mais je pense que la demande des consommateurs est bien plus grande : ils veulent être écoutés et pouvoir s’exprimer.

Toyota doit aller au-delà de la simple réponse technique ou commerciale, et s’adresser directement à ses clients autrement que pour leur vendre ses produits.

Si une campagne de masse est à envisager, il me semble encore plus pertinent d’utiliser le meilleur outil permettant de s’adresser directement à ses consommateurs et d’interagir avec eux : internet.


Etape 1 : LAISSER LA PAROLE et RASSURER

La première des choses est de laisser s’exprimer tout ce mécontentement, toutes ces craintes nées des accidents, et d’y répondre, humblement avec des faits.

Une plateforme unique officiellement brandée Toyota sur laquelle je vais pouvoir obtenir des informations, créer des discussions, interagir avec la marque, permettrait à Toyota de rassembler une expression aujourd’hui totalement diffuse sur le Net.

L’urgence de la réaction pousse à utiliser des outils qui ont fait leurs preuves et auxquels les internautes sont habitués : blog officiel pour diffuser des explications avec ouverture aux commentaires, forum pour permettre la création de thématiques de discussion, relais vers les plateformes communautaires majeures (Facebook et Twitter).

On pourrait également imaginer la création d’une webTV présentant en vidéo les process de fabrication, les témoignages des responsables qualité, mais aussi des améliorations mises en place.


Etape 2 : IMPLIQUER les consommateurs

Une fois le défoulement passé, il conviendrait d’impliquer le consommateur dans les améliorations mises en place, à l’image des plateformes de DELL, Starbucks, … L’objectif est tout autant de prendre en compte les remarques des clients que de témoigner de l’application des idées prises en compte ou des initiatives de Toyota.

Concrètement, il est fondamental et très intéressant de demander leur avis aux clients, surtout que ces derniers ne demandent qu’à les donner, mais c’est bien à l’entreprise d’apporter des solutions.

Les témoignages vidéos des changements de process de fabrication ou de gestion de la qualité, diffusés sur la webTV, mais également sur Dailymotion, Youtube, seraient autant de preuves de transparence et d’écoute très fortes.


Une réelle opportunité

Le déferlement de promotions commerciales est une réponse immédiate, dans l’urgence.  La réponse par l’écoute et le dialogue nécessite un investissement humain et financier important, mais qui permettrait à Toyota d’utiliser cette crise passagère pour développer une relation client à long terme, principal vecteur de fidélisation.

La leçon d’internet d’Alicia Navarro

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Communication digitale | Posted on 13-02-2010

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Dans le Wired de ce mois est détaillé le portrait d’Alicia Navarro, fondatrice de skimlinks.com.

En 2006, Alicia a décidé de monter un site de shopping social. Inaccessible aujourd’hui, on imagine qu’on pouvait y créer un compte pour mettre en ligne les produits qu’on apprécie, qu’on recommande, avec des liens vers les boutiques les vendant. Puis, en cas de vente effective, on touchait une commission.

En 2007, au bord de la faillite, Alicia a adapté son modèle au véritable usage social d’internet : elle a proposé sa technologie à tous les sites pour monétiser leur audience. Elle a ainsi :

  • respecté le souhait des blogueurs de s’exprimer avant tout sur leur plateforme personnelle
  • leur offrir un service gratuit, facilement compréhensible et à la mise en place ultra simple
  • utiliser tout le pouvoir du net : créer des liens.

Elle a su aller chercher ses cibles là où elles étaient et leur offrir le service qu’elles attendaient, en les liant facilement à des marchands de renom.

Chez vous ou chez moi ?
Un site internet conçu comme une finalité en soi est quasi voué à l’échec. Un site s’inscrit dans l’éco-système de la marque ou des services – produits – qu’il propose, et il est capital qu’il soit conçu non seulement pour les futurs utilisateurs, mais que ses fonctionnalités permettant également de l’inscrire avec pertinence dans cet éco-système.

Un site ne se suffit pas à lui-même, internet n’a pas été conçu pour ça. Internet récompense l’ouverture et méprise la propriété exclusive, le replis sur soi. N’oublions pas qu’internet est avant tout un réseau… constitué d’une infinité de liens.

En conséquence, concentrez-vous sur ce que vous faîtes de mieux et créer des liens, entrants et sortants, pour le reste.

L’exemple du secteur du voyage
85% des réservations se font après avoir consulté un avis en ligne. Il est donc essentiel d’être présent dans ces commentaires, sinon la marque n’existe tout simplement pas sur le marché. Mais vouloir concentrer les commentaires sur son site internet en créant sa propre plateforme est illusoire, contraire au fonctionnement d’internet et inefficace. Ouvrir ses fiches descriptives aux commentaires des clients est une bonne idée, créer une communauté alors qu’il en existe plusieurs dizaines appréciées des internautes est probablement une erreur.

Par contre, créer des contenus de qualité facilement exportables, intervenir sur ces plateformes en commentant à visage découvert, en apportant des services ou des promotions exclusives, … va permettre de toucher les bonnes cibles et de multiplier les liens vers votre propre site, améliorant et votre image et votre référencement naturel.

En procédant ainsi, vous n’aurez pas une vitrine, mais des centaines ultra spécialisées dans votre secteur, c’est toute la force d’internet.

En conclusion, que ce soit pour une création, une refonte ou une campagne, votre site internet doit dès sa conception est imaginé dans cette logique de connection à l’ensemble de votre éco-système digital.

Réalité augmentée : gadget ou véritable utilité ?

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Bonnes idées, Communication digitale, Mobilité | Posted on 16-12-2009

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En réfléchissant autour des applications potentielles de la réalité augmentée pour mes clients, j’ai eu envie de la tester auprès de mes enfants. Direction le rayon des céréales pour acheter une boîte de Chocapic, vendue comme magique auprès de mes chers bambins.

Je trouve le principe de transformer sa boîte de céréales en jeu vidéo simplement génial et son rendu d’une très grande qualité (voir vidéo). Novateur, adapté à la cible (aussi bien les enfants que les parents acheteurs… restés de grands enfants) et un excellent moyen de conserver une exposition à la marque plus longtemps à la maison.

Le fait est que mes enfants ont adoré, mais n’ont pas été plus étonnés que ça. Désarmante candeur… mais ils ont retenu le nom de la marque !

Je ne considère pas cette technologie comme un gadget ou une mode, et y vois de nombreuses utilisations aussi bien pour les sites e-commerce que corporate ou pour les mobiles. Vous avez la possibilité de mettre votre produit dans les mains de votre consommateur, de faire visiter des lieux interdits comme si on y était, … Tiens, ça me donne une idée…


L’intelligence collective ne demande qu’à vous aider

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Bonnes idées, Communication digitale, Relation Client | Posted on 19-09-2009

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Intelligence-Collective

Je viens de lire une anecdote riche d’enseignements à propos de Mark Zuckerberg.

La création de Facebook lui laissait peu de temps pour réviser ses cours à Harvard, et probablement encore moins pour celui de dessin. Face à l’échéance approchant de l’examen, il a téléchargé une photo de toutes les œuvres du programme, et les a mises sur un site internet en laissant un cadre de texte vide sous chacune.

Il a alors envoyé un email à toutes les personnes concernées par l’examen, qui ont chacune indiqué ce qu’il fallait savoir sur chaque œuvre.

Le résultat ? Un cours complet et à jour, Mark Zuckerberg reçu et l’ensemble de la classe a eu les meilleurs résultats de ce cours jamais obtenus.

Quelle application pour vous ? Quelque soit votre activité, recourir à l’intelligence collective vous permettra d’améliorer sensiblement votre connaissance client, votre qualité de service, votre visibilité dans les moteurs et participera à générer du bruit positif autour de votre marque.

Tourné vers l’externe, vous développerez une réelle relation avec vos clients, les fidéliserez et rassurerez les prospects.
En interne, vous faciliterez la diffusion, le partage de l’information et motiverez vos troupes en leur permettant de s’exprimer librement.

Internet offre le moyen idéal, facile et immédiat de rentrer en relation direct avec les clients et de leur permettre de nous décrire comment mieux les servir. La clé d’une participation active et constructive consiste à trouver un thème proche de votre ADN, dans lequel tout le monde trouve un intérêt à participer, le faire vivre et démontrer une réelle qualité d’écoute.

Roularta roule à contre sens

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Actualité, Communication digitale, Humeur | Posted on 24-08-2009

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Je lisais ce matin dans La Tribune que l’éditeur belge Roularta (l’Express, l’Expansion, …) cherche son salut dans l’internet payant, en voulant créer un accès premium.

Ça part d’une bonne intention, celle de créer des contenus à valeur ajoutée et des services supplémentaires (accès en ligne au magazine 2 jours avant sa sortie en kiosque) à des lecteurs prêts à en payer le prix.

Le problème c’est que cette solution de l’enfermement sur soi appartient à un temps révolu, à un temps où internet n’existait pas : contrôle des contenus, de leur distribution, faire de la publicité de masse pour faire venir les clients à eux et tout faire pour les retenir.

Internet va à l’opposé de tout cela en favorisant la dynamique des flux, des réseaux de communauté d’intérêt. Plutôt que de chercher à tout prix comment ils vont pouvoir faire rentrer leur modèle actuel dans internet, une attitude courageuse, responsable et plus visionnaire consisterait à comprendre comment fonctionne internet et construire un nouveau modèle sur ce qui en fait son ADN : l’ouverture par la création et le développement de réseaux ouverts grâce aux liens.

Le changement de mentalité qui en résulte est de taille : ne plus considérer les autres comme des concurrents mais envisager avec eux des pistes de collaboration pour permettre à chacun de se concentrer ce qu’il sait faire de mieux.

A l’heure où l’accès à l’information est tellement simple qu’il l’a transformée en commodité, la presse aurait intérêt à penser davantage en termes de services.

La première étape pour briser cet enferment sur soi consisterait à nous demander, à nous lecteurs, ce que nous attendons d’un journal, de nous inclure dans les pistes d’améliorations. Dell avec ideastorm et la RATP avec Vous et la RATP en tirent de grands bénéfices tant en termes d’image, que d’amélioration des services et de fidélisation.

Vous ne savez plus quoi faire ? Demandez-nous ce que nous attendons de vous !

P.S. Je vous aurais bien mis l’article de La Tribune en lien, mais il est réservé aux abonnés…

Les constructeurs automobiles et le e-commerce

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Communication digitale, Relation Client, Sites à découvrir | Posted on 16-04-2009

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Après le Peugeot Webstore, c’est au tour de Renault d’annoncer l’ouverture avant l’été de leur site e-commerce, RenaultStore, destiné à réduire les stocks et accélérer les ventes de véhicules neufs, en partenariat avec le réseau de concessionnaires.

Renault est parti du constat de l’enseignement des comportements des contacts qualifiés récoltés par leur site internet, qui non seulement sont en nette augmentation mais dont le taux de conversion varie de 15% à 25% selon les pays. Un taux encore plus important encore pour les véhicules d’occasion.

De toute évidence, le consommateur, qui recherche depuis longtemps ses informations sur le Net, est maintenant prêt à acheter sa voiture sur internet.

Reste à voir comment Renault va gérer la relation avec ses concessionnaires, et quels services il va mettre à disposition des internautes (personnalisation poussée, choix de financement, livraison à domicile, …). Le site et la stratégie de communication internet (15% des achats média Renault) seront-elles classiquement du Drive to web / Drive to stores, ou les options proposées aux internautes iront-elles bien au delà ?

Quoiqu’il en soit, avec l’apparition de tels sites, le secteur de l’automobile connaît une vraie révolution :

  • De “régional”, il devient international, puisqu’un internaute pourra commander son véhicule dans n’importe quelle concession, et non plus la plus proche de chez lui.
  • Nécessité aux constructeurs et aux concessionnaires de mieux coordonner leurs actions commerciales pour rester cohérents
  • Les acheteurs pourront bénéficier d’un outil d’achat rapide, permettant certainement le suivi de sa commande en ligne. Pourquoi pas la visualiser sur les chaînes de montage ?
  • Possibilité de réaliser des comparaisons entre constructeurs facilitée et rapide.
  • Visualisation de la configuration de sa voiture, avec toutes les options et couleur choisies.

Le consommateur sera beaucoup plus actif et beaucoup plus libre dans le choix de son véhicule, et le constructeur pourra certainement mieux organiser son stock, ainsi que mieux cibler ses actions de communication, pour s’inscrire davantage dans une véritable relation client personnalisée.

Dites-moi Messieurs, quand vais-je pouvoir réparer le logiciel de ma voiture avec mon téléphone portable ?

Le Masters sur votre iPhone

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Bonnes idées, Communication digitale, Mobilité, Sports : Golf, Tennis, ... | Posted on 10-04-2009

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Le Masters, premier tournoi du grand chelem de l’année, a débuté avec des scores incroyablement bas et Tiger Woods bien placé.

Mais ce que l’on pourrait retenir de ce Masters est l’application iPhone qui a été développée et qui permet de :


  • Découvrir le parcours (dessin et vidéo)
  • Consulter des interviews
  • Suivre le leaderboard en direct
  • Mais surtout, suivre en streaming et en live les trous de l’Amen Corner.

Le dernier point est juste génial, aussi bien pour tous ceux qui n’ont pas la chance d’être sur place ni près de leur décodeur, que pour tous les spectateurs qui peuvent suivre une partie sans ne rien manquer des autres.

Cette application va très bien marcher car elle n’a pas été conçue pour faire du buzz, comme un gadget pour épater, mais pour répondre parfaitement à des besoins utilisateurs.

C’est incroyable ce que le mobile est déjà en train de changer nos vies quotidiennes, et tout reste à faire. La prochaine étape pourrait me permettre de choisir les trous que je veux voir, de choisir la caméra et l’angle de vue qui m’intéresse, … et certainement de parier en ligne !

Amusant aussi combien les dirigeants très traditionalistes du Masters savent également, marketinguement parlant, être dans leur époque, en utilisant à merveille les dernières technologies.

Barack Obama chat en direct avec les américains

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Bonnes idées, Communication digitale, Humeur | Posted on 31-03-2009

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Tout au long de sa campagne électorale, Barack Obama s’est appuyé sur le Net pour communiquer, fédérer et donner des outils aux gens pour qu’ils répandent la bonne parole.

Jeudi dernier, Barack Obama a donné la parole aux américains en les invitant à poser des questions, et/ou à voter pour les meilleures, puis a inauguré le premier Open for Questions, véritable chat en direct avec les américains.

C’est tout simplement une nouvelle manière de créer une relation avec ses concitoyens, de connaître leurs préoccupations et d’y répondre, d’expliquer ses actions. C’est également une magnifique démonstration qu’Internet est le média de proximité par excellence.

Avec 104 000 questions posées, 3,6 millions de votes, et 64 000 internautes devant la retransmission, cette expérience sera certainement renouvelée et ouvre la voie à une nouvelle manière d’envisager la communication en politique.

Pour aller plus loin :

Barack Obama aura su utiliser toute la puissance d’internet

Time Group : la solution par le “Je”

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Bonnes idées, Communication digitale, Relation Client, Sites à découvrir | Posted on 29-03-2009

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Le contexte de mort annoncée de la presse écrite est favorable à l’éclosion d’initiatives innovantes, parmi lesquelles celle remarquable du Groupe Time : Mine.

Dans l’esprit de l’impression à la demande d’Amazon, le Groupe Time a poussé la personnalisation plus loin en nous proposant de choisir 5 magazines parmi les titres de Time et Amex Publishing, tels que Time, Sports Illustrated, Food&Wine, Golf Magazine, … pour recevoir son propre magazine réunissant un patchwork d’articles de notre sélection.

Il nous est même proposer de recevoir les 5 premiers exemplaires par email ou dans notre boîte aux lettres… gratuitement !

Pour ce faire, il faut se dévoiler a minima et signifier ses préférences sur 4 questions rapides et incongrues, mais qui vont permettre de placer des publicités personnalisées, adaptées à nos centres d’intérêt. Le ciblage du Net à la presse écrite !

Il y a fort à parier qu’au fur et à mesure des livraisons des éditions gratuites, on me demande de plus en plus de renseignements personnels, que je serais d’autant plus enclin à donner si les numéros me donnent satisfaction.
On est très exactement dans le Permission Maketing développé par Seth Godin, qui reste, selon moi, la référence pour développer une relation forte et singulière avec chacun de ses clients, tout en obtenant de précieuses informations permettant de toujours mieux répondre à ses attentes. Un cercle vertueux dans lequel chacun avance positivement vers l’autre.

“Dîtes nous ce que VOUS voulez, nous vous l’offrons” : Un modèle qui pourrait faire école…

Pour aller plus loin :

Quel avenir pour la presse écrite ?
Site internet et journaux papier, la combinaison gagnante pour la presse écrite
Lemonde.fr réfléchit à un JT

Source : Stratégies

Canal+, la pub par un jeu vidéo gratuit

Rédigé par Philippe Chouraqui | Posted in Bonnes idées, Communication digitale, Relation Client | Posted on 24-03-2009

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Après un réel succès en Allemagne avec 5 millions d’internautes, Canal+ lance un nouveau mode de communication intéressant avec le jeu de football gratuit : Challenge foot.

Le succès du jeu ne repose pas sur ses performances, qui bien que très honorables ne sauraient concurrencer des jeux comme FIFA08, mais sur les compétitions officielles organisées par Canal+ ou l’aspect communautaire avec la création de ligues ou championnat personnel.

On peut jouer en ligne contre qui veut, ou s’entraîner offline sur son ordinateur, ce qui permet à Canal+ de prendre une place dans votre bureau…

Le jeu, proposé gratuitement, sera financé, pour partie au moins, par la vente des espaces publicitaires sur le terrain à six annonceurs par période de 8 semaines, confiée à Canal+ Régie.

Mais l’objectif principal est de séduire les moins de 25 ans, futurs abonnés potentiels, et certainement d’affirmer Canal+ comme le spécialiste du football en Europe, sachant que le football est l’une des principales sources d’abonnements de la chaîne cryptée.

Ce premier pas de Canal+ dans le jeu pour séduire des clients en herbe sera-t-il suivi par un second dans le jeu des paris sportifs avec l’ouverture de ce marché au 1er janvier 2010 ?